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ITALIE 43
De
la Tunisie à l’Italie: Pantelleria
Les
forces en présences en
mai 1943
La
chute de la Tunisie est
catastrophique pour l’Italie. Les pertes en hommes et en matériels
sont immenses, la Regia Aeronautiqua est virtuellement détruite
et le sol Italien se retrouve en première ligne.
La
défense de l’Italie dépend
donc essentiellement des Allemands, surtout dans le domaine aérien,
car les Alliés n’attendent pas la fin des combats en Afrique
pour commencer à pilonner les positions de l’axe en Sicile,
en Sardaigne et sur l’Italie continentale.
Les forces de l'Axe
Mussolini
est persuadé de
l’imminence d’une attaque Alliés en Sicile ou en Sardaigne. Il tente
d’en convaincre Hitler et d’obtenir un renforcement des
unités terrestres et aériennes défendant l’Italie. Les Allemands, en
pleine préparation de Citadelle,
l’offensive de la dernière chance contre les Russes a
l’Est, ne disposent pas de gros moyens à accorder au théâtre
méditerranéen, toujours considéré comme
secondaire. De plus, les services de renseignement
Alliés, grâce à un vaste plan d’intoxication,
sèment le doute sur leur prochain objectif. Il en résulte
une dispersion des unités sur tout le pourtour Méditerranéen.
La Sicile, jugée difficilement défendable par
Kesselring
(commandant en chef en Méditerranée) ne
reçoit que deux divisions, la Sardaigne une.
Coté aérien, la défense
de la Sicile et de l’Italie dépend de la II Luftflotte, avec
principalement des unités évacuées d’Afrique.
La Sicile est défendue par les
groupes du JG 53
du major von Maltzahn:
- le I./JG 53 à Catania,
- le
II./JG 53 a
Comiso,
- le III./JG
53 a Siacca,
- avec en renfort le
II./JG 27
(Hptm. Schroer) basé a Trapani.
Ils
ont
pour
mission de défendre la Sicile, mais aussi d’escorter le SKG
10 (Fw190 jabo) ou des reconnaissances du 2.(H)/14, basé aussi
sur l’île, lors d’opérations sur Malte ou sur des
convois. La couverture des îles Pélagie
(à un peu plus de 100 km à l’ouest de Malte) et de l’île de
Pantelleria (entre le Cap Bon et la Sicile) leur incombe aussi.
La
Sardaigne est sous la
couverture du
II./JG 51
(Oblt. Rammelt), basé a Casa Zappara. Il sera
rejoint par le III./JG 77
(major Ubben) qui gagne l’aérodrome
de Chillivani. En plus de la défense de l’île, ils
assurent l’escorte du Sch.G
2 et du 4.(H)/12
dans leurs missions sur
la Tunisie.
En Italie même sont basés
les unités de Zerstörer charger de la couverture du
continent, le II./ZG 1
a Montecorvino et des éléments
du ZG 26
(dont le II. Gruppe) a Naples et Pise.
Pour le
bombardement, les
Allemands disposent des:
- KG 30 (son 3ème
groupe est
en Sicile),
- KG
76 (basé en Sicile),
- KG 54 (En
Sicile),
- KG
1 (2 gruppe),
- et les KG 26 et 100, basés dans le
sud de la France,
peuvent être aussi employés sur la Sicile.
Les I.
et II./JG 77
regagneront la
Sicile début juin après s’être rééquipés
en Allemagne et, dernier renfort avant l’attaque, le IV/JG 3 arrive
a Lecce, en Italie, a la fin juin.
Toutes
ces unités rassemblent
environs 600 avions dont 180 a 200 chasseurs
monomoteurs (Bf 109 G2 ou 6), soit six a sept fois moins que les
chasseurs Alliés. De plus, les nouveaux Spitfire et
P38 équipant de plus en plus d’unités Alliés
sont des adversaires autrement plus redoutables que le P 40. Ils
rendent difficile l’interception des raid de
quadrimoteurs tout en alourdissant les pertes. Les unités basées en
Sicile et en Sardaigne souffrent aussi terriblement de la médiocrité,
voire de l’absence, d’infrastructures sur les aérodromes. Elles
rencontrent d’énormes problèmes logistiques aggravés
par les Alliés qui ont commencé à pilonner les
aérodromes Siciliens et Sardes avant la reddition
au Cap Bon. Enfin, le système de détection,
d’alerte et de guidage ne fonctionnant que très
partiellement couronne la liste des handicaps de la chasse.
Les forces Alliées
Coté
Alliés, la situation
matérielle, on s’en doute, est bien meilleure. La décision de débarquer
en Sicile ayant été prise, les moyens humains et
matériels se concentrent en Afrique du Nord. La 8ème
Army de
Montgomery
et la 7ème US Army de Patton sont
chargées de l’invasion. Cette dernière a été repoussée
de mai à juillet du fait de la résistance allemande en Tunisie.
Les forces aériennes son
regroupées au sein de l'Allied Northwest African Air Force,
sous le commandement du général Carl
Andrew Spaatz. Elles sont
divisées en deux groupes,
- la Northwest
African Strategic Air
Force (sous les ordres du major général Doolitle),
- la
Northwest African Tactical Air Force (sous les ordres de l’air vice
marshal Arthur Coningham).
Si rajoute le Royal Air
Force Middle
East (avec la 9th Air Force et la Royal Air Force Malta). Enfin, pour compléter la
panoplie, la Royal Navy dispose des P.A. Indomptable et Formidable.
C’est finalement plus de 5000
avions de
tous types qui s’apprêtent à fondre sur l’Italie,
dont plus de 2000 chasseurs. Il est à noter que deux
unités
de chasse Française, le 2/5 "La Fayette"
(P 40) et le 2/7 "Nice" (Spit V) font parties
de l’effectif et sont intégrées au Costal Command, en
attendant l’arrivée du 1/3 en formation (Spit V). La supériorité aérienne
Alliés est donc écrasante et permet, dés début
mai, avant la reddition allemande d’Afrique, de commencer à
pilonner les positions de l’axe en Sardaigne, en Sicile et en
Italie.
Même si la remise en
fonction,
l’agrandissement et la création des aérodromes
capables de recevoir tous ces effectifs demande du temps, les
capacités littéralement stupéfiantes de la
logistique et du génie Alliés (surtout Américain)
vont permettre d’accroître très rapidement les
capacités d’accueil aérien de la Tunisie. Le génie
Alliés passera maître dans la remise en état,
voire la réalisation d’aérodromes opérationnels
en un temps record, parfois sous le feu ennemi.
 
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