Retour à l'acceuil du site... Escadrilles II/JG51 et No.74Sqdn... Campagnes du II/JG51 et du No.74Sqdn... Evénementiels, crédits, liens vers sites... Accès aux rubriques de l'Académie... Accès aux téléchargements...


ITALIE 43


De la Tunisie à l’Italie: Pantelleria


Les forces en présences en mai 1943

La chute de la Tunisie est catastrophique pour l’Italie. Les pertes en hommes et en matériels sont immenses, la Regia Aeronautiqua est virtuellement détruite et le sol Italien se retrouve en première ligne. 

La défense de l’Italie dépend donc essentiellement des Allemands, surtout dans le domaine aérien, car les Alliés n’attendent pas la fin des combats en Afrique pour commencer à pilonner les positions de l’axe en Sicile, en Sardaigne et sur l’Italie continentale.

Les forces de l'Axe

Mussolini est persuadé de l’imminence d’une attaque Alliés en Sicile ou en Sardaigne. Il tente d’en convaincre Hitler et d’obtenir un renforcement des unités terrestres et aériennes défendant l’Italie. Les Allemands, en pleine préparation de Citadelle, l’offensive de la dernière chance contre les Russes a l’Est, ne disposent pas de gros moyens à accorder au théâtre méditerranéen, toujours considéré comme secondaire. De plus, les services de renseignement Alliés, grâce à un vaste plan d’intoxication, sèment le doute sur leur prochain objectif. Il en résulte une dispersion des unités sur tout le pourtour Méditerranéen. La Sicile, jugée difficilement défendable par Kesselring (commandant en chef en Méditerranée) ne reçoit que deux divisions, la Sardaigne une.

Coté aérien, la défense de la Sicile et de l’Italie dépend de la II Luftflotte, avec principalement des unités évacuées d’Afrique.

La Sicile est défendue par les groupes du JG 53 du major von Maltzahn:
  • le I./JG 53 à Catania,
  • le II./JG 53 a Comiso,
  • le III./JG 53 a Siacca,
  • avec en renfort le II./JG 27 (Hptm. Schroer) basé a Trapani.

Ils ont pour mission de défendre la Sicile, mais aussi d’escorter le SKG 10 (Fw190 jabo) ou des reconnaissances du 2.(H)/14, basé aussi sur l’île, lors d’opérations sur Malte ou sur des convois. La couverture des îles Pélagie (à un peu plus de 100 km à l’ouest de Malte) et de l’île de Pantelleria (entre le Cap Bon et la Sicile) leur incombe aussi.

La Sardaigne est sous la couverture du II./JG 51 (Oblt. Rammelt), basé a Casa Zappara. Il sera rejoint par le III./JG 77 (major Ubben) qui gagne l’aérodrome de Chillivani. En plus de la défense de l’île, ils assurent l’escorte du Sch.G 2 et du 4.(H)/12 dans leurs missions sur la Tunisie.

En Italie même sont basés les unités de Zerstörer charger de la couverture du continent, le II./ZG 1 a Montecorvino et des éléments du ZG 26 (dont le II. Gruppe) a Naples et Pise.

Pour le bombardement, les Allemands disposent des:
  • KG 30 (son 3ème groupe est en Sicile),
  • KG  76 (basé en Sicile),
  • KG  54 (En Sicile),
  • KG 1 (2 gruppe),
  • et  les KG 26 et 100, basés dans le sud de la France, peuvent être aussi employés sur la Sicile.

Les I. et II./JG 77 regagneront la Sicile début juin après s’être rééquipés en Allemagne et, dernier renfort avant l’attaque, le IV/JG 3 arrive a Lecce, en Italie, a la fin juin. 

Toutes ces unités rassemblent environs 600 avions dont 180 a 200 chasseurs monomoteurs (Bf 109 G2 ou 6), soit six a sept fois moins que les chasseurs Alliés. De plus, les nouveaux Spitfire et P38 équipant de plus en plus d’unités Alliés sont des adversaires autrement plus redoutables que le P 40. Ils rendent difficile l’interception des raid de quadrimoteurs tout en alourdissant les pertes. Les unités basées en Sicile et en Sardaigne souffrent aussi terriblement de la médiocrité, voire de l’absence, d’infrastructures sur les aérodromes. Elles rencontrent d’énormes problèmes logistiques aggravés par les Alliés qui ont commencé à pilonner les aérodromes Siciliens et Sardes avant la reddition au Cap Bon. Enfin, le système de détection, d’alerte et de guidage ne fonctionnant que très partiellement couronne la liste des handicaps de la chasse.

Les forces Alliées

Coté Alliés, la situation matérielle, on s’en doute, est bien meilleure. La décision de débarquer en Sicile ayant été prise, les moyens humains et matériels se concentrent en Afrique du Nord. La 8ème Army de Montgomery et la 7ème US Army de Patton sont chargées de l’invasion. Cette dernière a été repoussée de mai à juillet du fait de la résistance allemande en Tunisie.

Les forces aériennes son regroupées au sein de l'Allied Northwest African Air Force, sous le commandement du général Carl Andrew Spaatz. Elles sont divisées en deux groupes,
  • la Northwest African Strategic Air Force (sous les ordres du major général Doolitle),
  • la Northwest African Tactical Air Force (sous les ordres de l’air vice marshal Arthur Coningham).

Si rajoute le Royal Air Force Middle East (avec la 9th Air Force et la Royal Air Force Malta). Enfin, pour compléter la panoplie, la Royal Navy dispose des P.A. Indomptable et Formidable.

C’est finalement plus de 5000 avions de tous types qui s’apprêtent à fondre sur l’Italie, dont plus de 2000 chasseurs. Il est à noter que deux unités de chasse Française, le 2/5 "La Fayette" (P 40) et le 2/7 "Nice" (Spit V) font parties de l’effectif et sont intégrées au Costal Command, en attendant l’arrivée du 1/3 en formation (Spit V). La supériorité aérienne Alliés est donc écrasante et permet, dés début mai, avant la reddition allemande d’Afrique, de commencer à pilonner les positions de l’axe en Sardaigne, en Sicile et en Italie.

Même si la remise en fonction, l’agrandissement et la création des aérodromes capables de recevoir tous ces effectifs demande du temps, les capacités littéralement stupéfiantes de la logistique et du génie Alliés (surtout Américain) vont permettre d’accroître très rapidement les capacités d’accueil aérien de la Tunisie. Le génie Alliés passera maître dans la remise en état, voire la réalisation d’aérodromes opérationnels en un temps record, parfois sous le feu ennemi.





Site optimisé 1024x768 © II/JG51 Webmaster