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ITALIE 43


Husky, le débarquement en Sicile


Une île mal défendue

Le débarquement en Sicile, pour facile qu’il puisse paraître maintenant, n’était pas une "petite" entreprise.

Pour la première fois, les Alliés tentent un débarquement de vive force sur des cotes tenues par l’ennemi, sur son propre territoire. Ils s’attendent, comme certains officiers Allemands, à une forte résistance des Italiens et à de durs combats sur le rivage même.

Mais, l’armée Italienne est exsangue. Ses meilleures unités ont disparu en Afrique ou en Russie et le moral est particulièrement bas. La plupart des unités de défense côtière, composées de nombreux Siciliens, sont dans un état matériel et moral médiocre et seules quelques unités mobiles sont réellement opérationnelles.

Les Allemands ne disposent pour leur part que de deux divisions sur l’île:

  • la division Hermann Goering. Malgré sa réputation, elle n’est pas vraiment une unités d’élite. Goering a quand même réussi a lui faire affecter un bataillon de Tigre. Elle stationne au nord-est de Gela,
  • la 15ème Panzer grenadier division se trouve prés de Trapani, à l’ouest.

Cette faiblesse s’explique par l’adroite intoxication des S.R. anglais qui a semé le doute sur le lieu du prochain débarquement. Néanmoins, plusieurs unités, dont une division parachutiste, se trouvent en Italie, en Corse ou dans le sud de la France et sont susceptible d’intervenir rapidement.

Au niveau du commandement, le flou règne aussi. Le général Italien Guzonni est théoriquement le commandant en chef des troupes de l’axe en Sicile mais les troupes Allemandes reçoivent aussi des ordres directement de Kesselring, commandant en chef du front sud. Celui-ci, impressionné par l’échec Anglais de Dieppe (qu’il persiste a voir comme une vraie tentative de débarquement) est très optimiste sur les chances des Germano-italiens de rejeter toute tentative de débarquement sur les plages même. La crainte d’un assaut large, ou en plusieurs endroit, fait qu’il a dispersé ses deux divisions et les a gardé en arrière de la côte pour une éventuelle contre attaque. Il laisse donc, aux Italiens, le soin de bloquer les Alliés sur le rivage. Guzonni lui aussi garde ses meilleures troupes en arrière des côtes, organisées en groupe "mobile" et en groupe "tactique".

Bien renseigné sur le dispositif de l’Axe, le plan Alliés prévoit de débarquer les deux armées simultanément en deux endroits différents, la 8ème Army sur la corne sud est de la Sicile (au sud de Syracuse), la 7ème Army US sur la cote sud, prés de Gela. Les Anglais de Montgomery ont pour mission de s’emparer de Syracuse au nord, puis de marcher sur Catane et Messine. Les Américain de Patton, à sa grande fureur, doivent simplement couvrir le flanc gauche des Anglais et attirer le maximum de troupes allemandes et italiennes.

Les Alliés ont réuni pour l’invasion pas moins de 3200 navires de tous types. Ils sont chargés de débarquer 7 divisions et demi (soit plus que pour le jour J en Normandie), le matin du 10 juillet, de nuit et sans préparation d’artillerie pour bénéficier de la surprise.




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