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ITALIE 43
Husky, le débarquement en Sicile
Le prélude
A partir du 1er juillet, les
raids se concentrent sur la Sicile. Les premières cibles
sont les aérodromes, consciencieusement bombardés
les uns après les autres, obligeant les groupes allemands à
en changer sans cesse, tandis que le nombre d’avions disponibles
diminue. Les terrains d’Italie continentale n’échappent
pas au déluge, donnant ainsi l’occasion a la chasse
allemande de les intercepter au retour. Le II/JG 77 interceptera
ainsi le 5 juillet un groupe de B-25 et en abattra plusieurs avant de
disparaître sans que l’escorte n’ait eu le temps
d’intervenir. Mais ces cas sont rares et le plus souvent l’escorte
qui se montre des plus agressive creuse les rangs des groupes de
chasse. Vingt appareils allemands sont perdus entre le 1er
et le 9 juillet, sans compter la centaine détruit au sol lors
des raids.
Le 9 juillet, les convois Alliés,
dont certains viennent directement d’Ecosse, se concentrent et
entament leurs approches des deux zones de débarquement. Dans
l’après midi un avion de reconnaissance allemand les repère
au nord de Malte et donne l’alerte immédiatement répercutée
aux unités. La surprise est perdue pour les Alliés. Vers 22h00, alors qu’un vent très
gênant souffle à 50 km/h, les premiers vols des troupes
aéroportées se présentent au dessus de la Sicile.
Ce sont les 147 planeurs de la 1er Airlanding Brigade
(2000 hommes), en grande majorité des Horsa, qui doivent se
poser près de Syracuse pour couvrir les débarquements
Anglais et prendre le pont de Ponte Grande sur la route de Catane (au
nord). La DCA Italienne, en alerte, ouvre un feu nourris qui
désorganise les formations peu habituées à
tracter des planeurs. L’opération tourne rapidement au
désastre. Pas loin de la moitié des planeurs se pose en
mer, deux sont abattus, dix parviennent à regagner la Tunisie,
cinquante se posent dans un rayon de 50 km autour des LZ et seulement
une dizaine dessus. Malgré tout, avec seulement trente hommes,
le pont est pris puis renforcé par l’arrivée d’isolés
qui porte l’effectif à 90 hommes. Le matin du 10, les
Italiens tentent de reprendre le pont et finissent par y parvenir
vers 15h30 lorsque les quinze derniers défenseurs valides, à
bout de munitions, se rendent. Il sera repris une demi heure
après par les Royal Scots Fusiliers débarqués
dans la nuit et qui progressent vers le nord.
Dans la zone américaine, une opération aéroportée est aussi prévue. Le
505ème Combat Team de la 82nd Airborne Division (3000 hommes),
commandé par le colonel Gavin, doit sauter au
nord est de Gela afin de s’opposer à une possible contre attaque
venant des troupes de l’axe stationnées à Caltagirone. La
aussi l’inexpérience des pilotes et le vent vont gravement
perturber l’opération. C’est même un véritable
fiasco, les parachutistes sont dispersés sur plus de 1000 Km²
et ne seront en mesure, ni de se regrouper, ni d’atteindre leurs
objectifs. Ils participeront néanmoins à la bataille en menant
une guérilla gênante sur les arrières des forces
de l’axe. A 2 h 45 le matin du 10, sans
préparation d’artillerie malgré la perte de la
surprise, l’assaut des troupes alliées commence.
 
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