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ITALIE 43
Husky, le débarquement en Sicile
La bataille de Gela
Kesselring, informé heure par
heure, de la situation depuis l’alerte de la veille, estime que le
plus grand danger viens des Américains, les Anglais pouvant
être retenus par le Kampfgruppe Schmalz et les Italiens sur la
plaine de Catane. Il demande donc tout simplement à la division
Hermann Goering "de détruire l’ennemi"
ayant débarqué dans la zone Gela-Scoglitti, ce qui démontre à nouveau un bel excès d’optimisme car les Alliés y
on déjà débarqués quatre divisions. Le
Général Guzonni, lui aussi, considère le
débarquement américain comme le plus menaçant et
ordonne a la Force Mobile E de contre attaquer en direction de Gela.
Pendant toute la matinée, les
Italiens et les Allemands attaquent Gela. Les Italiens pénètrent
même dans la ville en fin d’après midi mais les
Rangers, avec l’aide de la flotte, les chassent en soirée.
Le 11 juillet, pendant que les
britanniques avancent sans trop d’opposition vers Catane, les
Américains subissent à nouveau de violentes attaques des
Germano-italiens. La bataille autour de Gela va durer
toute la journée, plusieurs unités Américaines y
sont même submergées et subissent de lourdes pertes. Les Italiens
parviennent même à proximité des plages. Une fois encore, le soutien
sans faille de la flotte écrase
les assaillants sous un déluge d’obus, les obligeant a
renoncer. Le tir des croiseurs et des destroyers, au large,
a sauvé la situation.
Dans les airs aussi, les attaques
allemandes se succèdent toute la journée. Fw 200 (du KG
100 venu de France), Ju88 et Fockwulf attaquent les navires au
large. Plusieurs bâtiments sont coulés, dont le Liberty-ship
Robert Rowan, chargé d’explosifs, qui vole en éclat sous un coup
direct. Toutes ses attaques aériennes
sur la flotte vont avoir un effet inattendu et catastrophique. En
effet, devant la situation préoccupante de la tête de
pont aux abords de Gela, Patton décide de lancer sa
réserve parachutiste, sur cette dernière, en fin d’après
midi. La DCA de la flotte, n’ayant pas été prévenue
du passage des C47 et venant de subir une violente attaque de la
Luftwaffe, ouvre un feu d’enfer. 24 C47
sont abattus, 37 endommagés, 160 hommes sont tués et
les largages s’étalent a nouveaux sur des centaines de km².
Du coté de l’aviation Allié,
malgré plus de 1000 sorties, le bilan de la journée est
plutôt médiocre. Elle n’a pas été en
mesure d’intercepter les raids en amont, ni d’interdire
l’utilisation des aérodromes de Sicile malgré les
raids précis du RAF Malte.
A la fin du jour, la situation des
Alliés est plus claire: le débarquement est un
succès et les têtes de ponts sont consolidées.
Coté Italo-allemands, on réalise qu’après
l’échec devant Gela c’est la menace de la 8th Army qui
monte vers Catane qui est la plus sérieuse. Syracuse a été
prise le premier jour et les Britanniques continuent de foncer vers
le nord.
Guzonni et Kesselring, d’accord cette
fois, décident un recul devant les Américains et un
renforcement de la plaine de Catane face à Montgomery.
 
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